Ce mercredi  19 juin, la Communauté des Caraïbes (CARICOM) a exprimé son soutien à l’installation du nouveau Premier ministre haïtien, la qualifiant d’« étape essentielle et très attendue pour faire face à la crise multiforme » que traverse l’État francophone.

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Les membres de son nouveau cabinet ont déjà été nommés par le Premier ministre Garry Conille, qui a prêté serment le 12 juin. Cet ancien diplomate des Nations Unies, âgé de 58 ans, a déclaré que son gouvernement prendrait des mesures contre la corruption.

G. Conille a affirmé que la lutte contre la corruption sera une priorité absolue de son gouvernement, ajoutant que « mon gouvernement continuera à travailler sans relâche pour améliorer les conditions de vie de chaque haïtien ».

Il a également souligné que « sans sécurité, il n’est pas possible de réaliser des progrès durables ».

Le groupe d’intégration régionale composé de 15 membres a souligné que sa création permettrait « de passer, à travers des élections libres et équitables, un retour à la gouvernance constitutionnelle et la restauration des anciennes institutions ».

Les priorités établies par le Président du Conseil Présidentiel de Transition et le Premier Ministre pour le processus de transition ont été bien prises en compte par la Communauté, telles que la sécurité publique, les élections, la relance économique, la sécurité alimentaire et sanitaire, le renforcement de l’état de  droit et la justice, la conférence nationale et la réforme constitutionnelle, ainsi que la restauration des infrastructures.

Il a exprimé sa gratitude pour l’importance accordée à l’amélioration des conditions de vie de tous les haïtiens, à la transparence et à l’intégrité dans les affaires publiques, ainsi qu’à la tolérance zéro face à la corruption.

Exprimant ses « meilleurs vœux au gouvernement de transition », la CARICOM a réaffirmé « son soutien indéfectible au gouvernement et au peuple haïtien qui s’engagent dans cette voie essentielle malgré les difficultés rencontrées ».

La création d’une force multinationale sous la direction du Kenya a été approuvée par le Conseil de sécurité des Nations Unies en octobre dernier, dans le cadre des efforts visant à restaurer la paix et la sécurité dans le pays, où des bandes criminelles contrôlaient moins de 80 % de la capitale du pays.

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