REVOIR

Après les élections, les grandes manœuvres à Bruxelles commencent pour désigner les futurs « visages » de l’UE : l’Allemande Ursula von der Leyen semble être en bonne position pour un nouveau mandat à la tête de la Commission, mais les choses sont encore loin d’être prises.« Les élections européennes ont été remportées, les amis! » s’est exclamée Mme von der Leyen, également vice-présidente du Parti populaire européen (PPE, droite), qui a remporté le scrutin.Si l’ancienne ministre allemande de la Défense souhaite prolonger sa présence à Bruxelles pendant cinq ans supplémentaires, elle devra persuader et faire preuve d’une grande habileté politique.Dans un premier temps, le Conseil européen rassemble les dirigeants des 27 États membres et évalue les « top jobs », les dirigeants des institutions principales de l’UE. Et à ce niveau, qui se réunira deux fois avant la fin du mois, l’affaire semble plutôt bien portée.Le PPE compte douze membres sur les 27 membres du Conseil européen et, d’après une règle non écrite, le vainqueur des élections européennes peut se faire porter candidat à la présidence de la Commission euphorique.Selon Pascale Joannin, directrice générale de la Fondation Schuman à Bruxelles, le Parti PPE sort renforcer de cette élection, étant donné qu’elle est la présidente sortante. Par conséquent, je ne vois pas clairement d’autres options, à moins de créer un malaise politique.